L’émission YouTube néerlandaise Over de vloer bij a été le tout premier programme à enregistrer au High Tech Campus d’Eindhoven, et c’est chez InSpace qu’elle s’est rendue. Le fondateur Jelle Engels fait visiter le nouveau siège au dixième et dernier étage, et raconte comment l’entreprise est passée de zéro à plus de 500 clients en un an. L’épisode est en néerlandais.
Une fusée au High Tech Campus
La fusée InSpace orne la façade, sur le campus qui abrite aussi des entreprises comme ASML. On n’y entre pas facilement : seules les entreprises travaillant sur des technologies matérielles ou logicielles sont admises. « Je suis très fier qu’on nous ait laissés entrer, surtout pour un gars sans diplôme », dit Jelle. Cinq mois avant le tournage, l’étage était encore brut de béton ; c’est désormais la base de l’équipe néerlandaise, tout en haut, « parce que là, on est vraiment in space ».
Plus de soixante personnes, trois bureaux
InSpace a seize mois et le logiciel sera en ligne depuis un an en septembre. L’équipe compte désormais plus de soixante personnes, réparties entre le High Tech Campus, le centre d’Anvers et Cologne, avec une expansion vers les États-Unis, l’Irlande et le Royaume-Uni en préparation. Fait notable : tout se passe en interne, du développement au marketing. « Nous construisons quelque chose qui n’a jamais été construit et nous voulons garder le contrôle sur ce que nous construisons. Nous construisons une fusée et cette fusée doit voler. »
De la facturation d’heures au logiciel
InSpace a commencé comme une agence traditionnelle qui facturait des heures à ses clients. Quand ChatGPT a percé, Jelle et ses cofondateurs Wouter (technique) et Martijn (directeur) ont décidé de changer de cap : le service est devenu un produit. Un logiciel évolutif et piloté par les données, doté d’une couche d’intelligence, qui implémente une stratégie SEO sur le domaine du client. Quand Google change les règles avec une core update, InSpace adapte les règles de son logiciel et le changement est déployé chez tous les clients à la fois.
Les clients existants ont été appelés avec la nouvelle proposition. Résultat : dans de nombreux cas, quatre-vingts pour cent moins cher. Un client qui payait dix mille euros par mois en heures paie désormais une fraction de ce montant pour le même résultat.
Product first, pas sales first
InSpace a été délibérément construit product-first. « Si notre produit apporte de la valeur à cet entrepreneur, il est satisfait et reste client », explique Jelle. Il considère le customer success comme peut-être le rôle le plus important de l’entreprise : tout le monde doit être satisfait. L’approche fonctionne : là où Jelle passait pour un fou au lancement, InSpace a signé le mois dernier une dizaine de contrats de trois ans.
Le moonshot : 50 000 entreprises en 2031
Le grand objectif est clair : d’ici 2031, InSpace veut aider 50 000 PME dans le monde, avec un logiciel qui rend le monde du marketing plus transparent. Et le slogan qui va avec est né au bureau belge : « The sky is the limit, unless you go InSpace. »